L'AFMB est au service de tous les BMistes et leurs associations et clubs smile Motards, clubs, adhérez !
Plus nous serons nombreux plus nous pourrons agir pour représenter vos intérêts cool   
Articles - Essai R1100RT

essai de la R1100RT

La moto que je vais présenter a été achetée neuve en janvier 2000 et à dépassé les 52.000 Kms.

Je vais essayer d’être le plus objectif possible, mais vous comprendrez bien que les goûts et les couleurs ... Tout ceci pour dire que le choix de sa moto et le style de conduite dépend du caractère de chacun. Si tout le monde possédait la même moto, on parlerait de quoi ? ...

pourquoi cet achat ?

En ce qui concerne l’esthétique, on n’aime ou on n’aime pas. Mais il y a quand même pas mal de plastique, pour ne pas dire un peu trop. Personnellement, ce n’est pas du tout un critère d’achat (sauf figure extrême bien sûr), seul le comportement sur le terrain m’intéresse.

On supprime ce matériau et on peut distinguer qu’il n’y a pas de cadre (moteur porteur), avec un train avant du type Téléver et à l’arrière du type Paralever.

Alors quels sont mes critères ? Les voici et sans ordre de priorité :

- bicylindre à plat. Le bicylindre correspond parfaitement à mon style de conduite. Situé à plat pour des raisons évidentes d’équilibre, accompagné d’un centre de gravité situé très bas (on peut difficilement faire mieux) qui procure une bonne maniabilité, et pour des questions de sécurité en cas de chute (je préfère que le cylindre trinque plutôt que ma cheville);

- refroidissement à air pour des raisons d’entretien ;

- moteur ayant du couple qui ne craint pas les régimes plus élevés ;

- véhicule utilitaire. Je l’utilise tous les jours pour aller au boulot, me déplacer pour des besoins professionnels ou encore voyager, le tout pour 15.000 Kms/an;

- ne pas entendre parler d’entretien sauf aux révisions des 10.000 Kms;

- confort (y compris en duo);

- autonomie ;

- respect de l’environnement (consommation, injection et pot catalytique) ;

- sécurité active et passive ;

- aptitude au duo et au chargement ;

- capacité (moto et passagers) à tenir des vitesses élevées sur autoroute sans faiblir ;

- ne pas rouler sur un "paquebot".

Et si tu vous posiez la question "pourquoi une BM ?", eh bien je n’avais pas beaucoup le choix !

Précédentes motos (par ordre décroissant): R100LT (5 ans), R100RT (5 ans), R80RT (3 ans) et 400 Four Honda (moto d’étudiant : 5 ans).

Lors de l’achat, j’ai profité d’ajouter à cette monture : une alarme, des poignées chauffantes, un top case, des pare carters, un tatouage et un casque de la même marque pour le chauffeur.

Mon style de conduite est souple tout en étant soutenu mais sans brutalité. Le passage du rapport en deuxième s’établit à 2.000 tours et les autres en dessous de 3.000. Le cinquième et dernier peut être traité autrement (voir ci-dessous).

Bon, on démarre !

démarrage

Comme toutes les BM, on ne monte pas dessus, mais on a plus l’impression d’être assis dedans. La selle du conducteur est réglable en hauteur sur trois positions.

Les commodos sont toujours mal foutus, la remise du totalisateur journalier se fait par une simple molette et il n’y a pas d’ordinateur de bord qui pourrait t’indiquer les consommations moyenne et maxi, les vitesses moyenne et maxi, la température extérieure, équipement téléphone ... Bref, tu vas chez Décathlon acheter un compteur de vélo et tu le trouveras plus performant. Même les scooters sont mieux équipés. Lamentable.

Mis à part les classiques compteur et compte tours (ce dernier étant plus petit que le premier, dommage, j’aurais préféré l’inverse), on trouve à droite les indications de température d’huile, le niveau de carburant, le rapport engagé et l’heure. Sur la gauche, une prise de courant, des commodos pour activer les poignées chauffantes (2 positions), les feux de détresse, et un dernier qui ne sert à rien (à éviter de voir les témoins d’ABS clignotés en cas de problème, parait-il. Je n’ai jamais pu le faire fonctionner correctement, et visiblement je ne suis pas le seul).

La hauteur du pare brise se règle électriquement. Je le laisse toujours en position basse, et ce genre de possibilité s’approche du gadget (c’est un avis tout à fait personnel).

Dans le carénage se trouve un vide poche très pratique et de bonne contenance, qui peut loger une moto-radio.

Sous la selle, on trouve une trousse à outils de bonne qualité et un kit de réparation des pneus. Par contre, il n’est pas possible de loger un antivol (c’est nul).

La suspension arrière est réglable par molette. Celle de l’avant ne l’est pas. C’est simple et efficace.

Contact, starter si nécessaire puis une simple pression sur le bouton permet au twin de se remuer. Starter coupé, l’injection fait le reste, passage de la première, embrayage et c’est parti.

La boite de vitesses est lente, la décomposition des gestes est nécessaire. L’embrayage est à sec. Par conséquent, il est forcément sec, mais il ne colle pas et vous ne callerez pas au passage de la première vitesse.

De toute façon et après 18 ans de BM, je ne fais même plus attention à ce genre de défaut.

Bon on roule ! En ville, sur route et sur autoroute.

en ville

C’est mon environnement quotidien et c’est le merdier de la région parisienne. Remarquez que, lorsque nous partons et nous rentrons d’un week-end, on retrouve la même chose.

Ce n’est pas le terrain de prédilection de la BM, mais elle ne s’en sort pas trop mal.

La maniabilité est bonne, les rétroviseurs sont mal foutus car le champ de vision arrière est moyen (angle mort important) et qui plus est, se situe à la même hauteur que ceux des voitures.

Mais en forçant un peu tout se passe bien, le rétros résistent en cas de choc (ils se déboîtent) et les valises sont très solides (elles subissent beaucoup d’égratignures sur leurs couvercles mais ne cassent pas) et les cylindres protègent l’avant de la moto.

Il est impossible dans cette région d’optimiser et d’anticiper le freinage. En effet soit on rencontre une bande blanche glissante, soit des graviers, soit du gasoil, soit des bouches d’égout, soit des piétons, soit des voitures, des cars, des bus, des taxis, des flics, mais rarement de bonnes conditions associées à un revêtement « normal ».

Dans ces conditions l’ABS devient un élément de sécurité non négligeable.

Par contre, le freinage sur les pavés n’est pas du tout adapté à ce système (qui n’est pas déconnectable). Celui-ci perd les pédales et allonge de façon importante la distance de freinage. Quand il pleut, il faudrait adopter l’allure d’un piéton.

Le feu passe au vert, démarrage et zip, la roue arrière se dérobe. Je tourne la tête, oh qu’elle était belle la grande trace de gasoil. Mais que fait l’antipatinage ? Retour au domicile, consultation de la documentation du constructeur, du site Web BMW, des copains. Pas trace sur le sujet. Grosse lacune de sécurité de la marque.

La circulation dans ce fatras où on est plus souvent à l’arrêt qu’en mouvement, la conso n’a jamais dépassé les 6 litres/100.

Le moteur se comporte bien qui de plus, est souple pour cette cylindrée unitaire (il reprend en 5ème à 2.000 tours). Mais j’aurai préféré un bien meilleur couple à bas régime.

sur route

Tous les styles de conduite peuvent être adoptés à condition de ne pas leur allouer une certaine agressivité. La tenue de route est imperturbable, et on prend plaisir à accélérer en plein virage sur une route pas très lisse.

Le côté gauche atteint ses limites à cause de la béquille latérale. Le côté droit est moins « accessible ».

Le moteur, quant à lui est un peu décevant (il faut quand même relativiser). Pour un bicylindre, il préfère être dans les « tours ». A 3.000 c’est creux, à 4.000 c’est mieux. Le comble pour ce genre de moteur. Et comme à 90km/h on est à 3.000 tours, les reprises pourraient être beaucoup plus franches. Vous voyez une Harley ... eh bien c’est totalement l’inverse.

Le freinage est efficace. Grâce à l’ABS, on peut taxer sous la pluie 2 motos non équipées en tout sécurité. Il paraît que sur la R1150, c’est encore plus violent.

Avec une capacité de 25 litres dans le réservoir et une consommation d’environ 5 litres, les arrêts sont bien espacés et on ne se fera pas attendre.

Il est très agréable de conduire à son guidon, grâce notamment à sa maniabilité et à son confort. Les petites routes de montagne ne lui font pas peur.

sur autoroute

Ouf de l’espace ! Attention gros calibre. C’est son terrain comme en général tout ce qui roule sous cette marque allemande. Le moteur peut s’exprimer pleinement et on peut constater que l’aérodynamisme et la protection du carénage ont été étudiés avec précision. Vous voyez une Harley ... eh bien c’est totalement l’inverse (il fallait bien que je la replace).

A 130 Km/h les accélérations sont franches jusqu’à la limite de la zone rouge (preuve que la boite est bien étagée). L’inverse est également très agréable grâce au frein moteur qui, en plus, coupe l’arrivée d’essence pour faire écolo.

Si toutes les conditions sont réunies, voici pour les maxis : régime moteur entre 6.000 et 7.000 tours (zone rouge à 7.500), soit une vitesse de 180-200, toujours la même capacité de réservoir et une consommation qui ne dépassera jamais les 7,5 litres/100 (duo et chargé), et ceci jusqu’au prochain ravitaillement.

Si toutes les conditions sont réunies pour rouler « normalement » il est tout à fait possible d’envisager une moyenne de 150 Km/h.

Inutile de dire qu'on se trouve souvent aux avant postes.

Les motos qui ne possèdent pas ces trois critères réunis: vitesse, autonomie et consommation ne pourront pas suivre. Même les plus sportives.

Il faut quand même regarder dans ses rétros car les voitures de types Porsche ou autres coupés Mercedes croisent à plus de 200. Comme nous ne sommes pas idiots, on les laisse passer.

Il est tout à fait envisageable d’allonger plus de 1.000 Kms dans la journée, ou de faire un petit déplacement (200 Kms) dans le nord de la France au mois de décembre pour des raisons professionnelles, par exemple, par -1 degré sur l’autoroute. Il faut dire qu’il ne fait jamais froid dans le nord, mais quand je suis arrivé dans cette douce et très belle région, les petites routes étaient blanches et glissantes, je ne sais pas pourquoi !!

La tenue de route et le freinage sont toujours sans reproche.

Autre qualité de cette machine est sa sensibilité au vent latérale. Par un fort vent latéral sur autoroute, ma femme est moi-même étions quelque peu bousculés par les bourrasques. Nous nous accrochions à la moto qui tenait son cap d’une façon imperturbable, malgré une vitesse qui dépassait les limites en vigueur.

conclusion

Comme vous le savez, la R1100RT n’est plus au catalogue. Je l’ai achetée sans l’essayer, comme toutes mes BM d’ailleurs, et je ne suis pas déçu. Je souhaitais posséder une moto fiable, confortable, rapide et à l’entretien allégé (mais pas donné quand même).

Elle est remplacée par la R1150RT qui possède un freinage plus efficace (intégral), d’une boite 6 et d’un double allumage qui doit permettre de consommer encore moins. D’ailleurs, cette dernière trouvaille a fait l’objet d’un rappel de tous les modèles en concession. C’est rare pour être signalé.

La 1150RT a fait partie du "top ten" des ventes, donc je n’ai pas beaucoup de souci à me faire sur sa pérennité, sauf si les radars se multiplient.

Impossible de vous en parler plus car je ne l’ai pas essayée (comme pour les précédentes).

En ce qui concerne les problèmes rencontrés, et en cherchant bien, j’ai changé l’ampoule du feu arrière.

Gilles ROUHIER
gilles.rouhier@wanadoo.fr

Dernière modification : 01/02/2010 12:56


Connexion...

Votre pseudo :

Mot de passe :

Mot de passe perdu ?

Devenir membre

Articles

- Accidentologie

- Aide aux membres

- Articles

- Conseils

- Divers

- Entretien

- Infos BMW

- Modèles

- Nouveautés

- Remontées d'infos

- Sécurité

- Technologies

^ Haut ^